Africa's Collective Memory/Publications (15)

„Aber ich habe dir doch schon gesagt, dass die Deutschen als Diktatoren hier waren.„Aber ich habe dir doch schon gesagt, dass die Deutschen als Diktatoren hier waren.Die Ndog-Hem haben sich heftig dagegen gewehrt, dass die sich hier niederließen …Die Deutschen gebrauchten ihre Macht, um den Schulunterricht zu etablieren. Hastdu mich auch richtig verstanden? Für sie war die Schule nur Druck und Zwang. Ichbin auch nur unter Zwang hingegangen. Niemand ging freiwillig hin! … Aber sicherwurde man ausgepeitscht! Was für eine Frage! … All die Gefangenen waren für dieZwangsarbeit bestimmt, und das größte Misshandlungsnest war diese Baustelle vonNjok. Die Zwangsarbeiten von Njok wurden von den Weißen mit eiserner Hand geführt.Wenn der Weiße irgendwohin kam und sich etwas nahm, worauf sollte man sichdann berufen? Wo sollte man sich melden? Was für eine Schande! … Unsere Körperwaren mit Prellungen überzogen, wegen der schlechten hygienischen Zustände inunseren Barackenlagern und der schlechten Behandlung. Die Deutschen haben unseredìjìŋgo-Lehren ausgemerzt und sind weitergezogen … Ohne die vorherige Befragungder ŋgambi konnte nichts unternommen werden. Dadurch konnte man die Empfängnisder Gattin sehen, das Geschlecht des Kindes im Bauch. Man kannte das Geschlechtdes Babys vom Moment der Empfängnis an. So konnte ein Anwärter die Hand seinerkünftigen Ehefrau freihalten lassen, während diese noch im Mutterleib war.

“Was erfahren wir nicht alles durch diese wertvollen Berichte 176 betagterKameruner über die deutsche Kolonialzeit in Kamerun! Jetzt berichten afrikanischeZeitzeugen … Wieder erscheint ein bisher unveröff entlichter Zeitzeugenbericht. Indiesem Band kommt ein betagter Basaa, Papa Pegha André, zu Wort und lässt unsan seiner Version der Geschehnisse und seinen Erfahrungen während der deutschenKolonialzeit in Kamerun teilhaben.

Was erfahren wir nicht allesWas erfahren wir nicht allesdurch diese wertvollen Berichte176 betagter Kameruner überdie deutsche Kolonialzeit inKamerun! Jetzt berichten afri.kanische Zeitzeugen ... Wiedererscheint ein bisher unveréiffentlichterZeitzeugenbericht. In diesemBand kommt ein betagterBamun, Papa Nji Fifen André, zuWort und lasst uns an seiner Versionder Geschehnisse und seinenErfahrungen wahrend der deutschenKolonialzeit in Kamerunteilhaben.

Les voix des 176 vieux Camerounais témoins de notre histoire commencentLes voix des 176 vieux Camerounais témoins de notre histoire commencentenfin à sortir de l’ombre après plus de trente ans de silence. Elles viennent àpoint nommé reformer notre regard sur l’histoire africaine et la manière del’aborder. Ces témoignages recueillis entre 1981 et 1986 sur l’ensemble duterritoire camerounais constituent une source endogène et originale pour laréécriture de l’histoire africaine en général et camerounaise en particulier.Originaire de Buéa, Lambe Robinson, ce vieux Camerounais de plus decent ans d’âge à l’époque, nous livre les secrets d’une histoire occultée quine se retrouve nulle part ailleurs, ni dans les archives coloniales devenuesnationales, ni dans les livres d’histoire fabriqués pour l’Afrique. S’exprimanten pidgin et en duala, il éventre la période coloniale allemande avec uneaisance déconcertante. Comment fonctionnaient l’école, le travail, l’administrationcoloniale et locale, les impôts, l’évangélisation et bien d’autresencore ? Découvrez alors cette voix ancestrale venue de l’outre-tombe irriguernotre mémoire !

„... die Missionare gehörten zur Verwaltung. Wenn es eine große Gerichtsverhandlung„... die Missionare gehörten zur Verwaltung. Wenn es eine große Gerichtsverhandlunggab, brauchte man einen katholischen Priester ... Es gab niemals die Todesstrafe ohnePriester ... wenn es einen klaren Fall gab: jemand hat jemand anderen getötet ... Alsdie Deutschen vertrieben wurden ... ähm ... da waren Partisanen, die den Franzosenbereits Hinweise gegeben haben. Als die Deutschen das erfuhren, haben sie auf dieAfrikaner geschossen, die sie erwischt haben. Also wurden wir von den Franzosenbeschützt ... Ich war im Dorf. Und später, als die Verwaltung gesehen hat, dass diedeutschen Soldaten auf die Einheimischen geschossen haben ... wurde ihnen die Inselals Zufl uchtsort gegeben ... Die Insel von Edéa.

“OMOG Thomas Franz, 89 Jahre alt. Mit fester Stimme und klarem Kopf lieferter seinen lebendigen Zeitzeugenbericht in einem Interview, das von Wang Sonneam 14. und 16. Dezember 1983 geführt und aufgenommen wurde. Heute, 35Jahre später, werden diese Aufnahmen erstmals im Rahmen des von Prinz Kum’aNdumbe III. geführten Projekts Africa’s Collective Memory veröff entlicht. ZumZeitpunkt des Interviews ist Papa OMOG pensionierter Lehrer und Grundschulleiterund off enbart uns ein wahres Geschichtsbuch, das in ihm selbst schlummert.Er kommt auf traurige und glückliche Begebenheiten aus der deutschenKolonialzeit zurück, die sein Leben und seine Weltanschauung geprägt haben.Er spricht vom Unglück seines Volkes unter der kolonialen Gewalt sowie unteran derem von der soziopolitischen, religiösen und wirtschaftlichen Umstrukturierung.In dieser Monographie enthüllt er auf ruhige und sehr detaillierte Artund Weise seine wertvollen Erinnerungen.

« Quand un ancien parle,« Quand un ancien parle,rapproche-toi, écoute avec attention,sois patient, prendsnote avec soin, interroge-le,laisse-le se reposer, reviens lelendemain, fais le pas pourgagner sa confiance au fur età mesure, avec humilité. Attendsavec patience, et tu verrasles portes qui s’ouvrirontdevant toi, tu comprendrasque tu n’es pas seul, que tu esentouré, que tu es accompagnésur la route de ta vie. Voici l’un des secrets de l’Afrique profonde. »

Nous publions ici un premier débat sur les témoignages de 176 vieux CamerounaisNous publions ici un premier débat sur les témoignages de 176 vieux Camerounaisqui ont vécu la période coloniale allemande au Cameroun, et interpellonsainsi la mémoire collective camerounaise et africaine. Le débat aeu lieu à Vienne en novembre 2015 avec des professeurs d’université et desdiplomates camerounais, allemands, français, autrichiens et ghanéens, et afini par embrasser le génocide des Hereros et Namas, mais aussi le massacrede Thiaroye au Sénégal après la Deuxième Guerre mondiale.

«Quand les anciens parlent…» est une première publication pour éveiller l’attention,lancer le débat et encourager les chercheurs à interroger la mémoiredes peuples africains pour la mettre à la disposition de la mémoire de l’humanité.Sortir de la nuit de l’esclavage, sortir de la nuit coloniale, se libérer deschaînes d’autrui et de ses propres chaînes, contribuer à créer un Africain pluséquilibré, capable de faire un bond dans l’histoire en véritable partenaire desautres dans le monde, voilà l’intention profonde de nos efforts de recherchescientifique. Que les débats suscités par ce livre veuillent bien y contribuer.

« Humm, quand il y avait quelque chose de mauvais, le Blanc disait au Roi et il se« Humm, quand il y avait quelque chose de mauvais, le Blanc disait au Roi et il sechargeait de punir cette personne. Mais ces gens-là étaient… Ils étaient comme dessorciers… Ce sont des mauvaises personnes parce que quand tu ne leur obéissais pas,ils te faisaient du mal. Quand ils étaient ici, le Roi disposait toujours de tous ses pouvoirs.Ils n’ont rien pris. La seule chose qu’ils avaient interdite au Roi, c’était de neplus faire la guerre à un Roi étranger. Le Roi avait refusé parce qu’il ne voulait pas quel’administrateur cohabite avec lui à Foumban, puisqu’il parait que l’administrateur…était aussi quelqu’un qui commandait… ».

Enfin, l’Ouest parle ! Les premiers résultats relatifs aux travaux de transcriptionet de traduction des enregistrements effectués dans l’Ouest Camerounsortent enfin au grand jour. Papa Nji Fifen Kʉ́әndap André est la première voixd’une série de nombreux Anciens des Grassland ayant (tout comme ceux d’autresrégions du Cameroun) accepté courageusement de livrer leurs témoignages surle passé colonial du Cameroun pendant la période allemande. Aujourd’hui tousdisparus, leurs voix continuent de vibrer, de retentir, de dire l’histoire. Enregistréà Kounga, sur sa terre natale à Foumban, lors d’une interview exclusivemenée et enregistrée par David Simo le 8 août 1982, Nji Fifen, 82 ans, dévoile enshupamem ou langue bamoun, la profondeur de ses souvenirs. Il évoque tout unpan important de ce passé oublié ou occulté de notre pays, un passé tumultueux,douloureux, mais riche d’enseignements. Le nonagénaire dévoile froidement lesturpitudes qui étaient celles de son peuple, le peuple Bamoun à la suite desfrictions culturelles brutales avec le « sorcier impérialiste » allemand. Ce qu’ilraconte se passe de tout commentaire. Vivez-le !

« Mais je t’ai déjà dit que les Allemands étaient ici par dictature. Eux, les « Mais je t’ai déjà dit que les Allemands étaient ici par dictature. Eux, lesNdog-Hem s’étaient farouchement opposés à leur installation ici… Les Allemandsont usé de leur force pour instaurer l’enseignement scolaire. Tu m’asbien compris ? Pour eux, l’école c’était juste contraint et forcé. Moi-mêmej’y suis allé par contrainte. Personne n’y allait de bon gré !... Bien sûr qu’onfouettait ! Quelle question !… Tous les prisonniers étaient destinés aux travauxforcés, et ce chantier de Njock était le plus grand foyer de maltraitance.Lorsqu’on t’y envoyait, il n’y avait pas pire punition… Les travaux forcés de« Ǹjɔk » étaient menés de mains de fer par les Blancs. Si le Blanc arrive dansune contrée et te prend quelque chose, tu pouvais parler au nom de quoi ? Tuvas parler où ? Eh abomination !... Nos corps étaient recouverts de contusionsdu fait à la fois de l’insalubrité ambiante à l’intérieur de nos baraquementset du mauvais traitement. Les Allemands ont détruit nos sciences « dìjìŋgo», et se sont déplacés vers d’autres lieux… Rien ne pouvait être engagé sansconsultation préalable des « ŋgambi ». On avait donc par ce moyen une vuede la conception de son épouse, du sexe de l’enfant qu’il y a dans le ventre.On connaissait le sexe du bébé dès sa conception. Un prétendant pouvait ainsiréserver la main de sa future épouse pendant qu’elle est encore dans le seinmaternel ».

Que n’apprendra-t-on pas des précieux témoignages des 176 vieux Camerounaissur la période coloniale allemande au Cameroun ! Quand les Anciensparlent… les révélations inédites continuent d’affluer. Ce volume porte la voixd’un vieux Basaa, Papa Pegha André, livrant sa version des faits et son expérienceavec la colonisation européenne au Cameroun.

Essobe Clotaire dévoile : « Les religieux allemands sont venus comme des conseillers :Essobe Clotaire dévoile : « Les religieux allemands sont venus comme des conseillers :ils prodiguaient des conseils et n’étaient pas agressifs. Subitement, ils se sont mis à distribuerles armes. Ils nous les donnaient, disaient-ils, pour que nous ayons un ascendant sur lespeuples que nous allions rencontrer à l’intérieur du territoire. Nous leur ramenions toutce qu’ils voulaient, même les esclaves. » A-t-on jamais lu ceci dans un livre écrit par lescolons ou leurs bons élèves africains ?

Il y a 35 ans, cinq vieux Camerounais (Clotaire Essobe, Emmanuel Pongo, SimonDimbame, Sepo Mudindo et Mateke Jean) ont ouvert leurs portes et légué à la postéritéleurs souvenirs sur la période coloniale allemande. Sous la houlette du ProfesseurFabien Kangue Ewane, ces témoins de l’histoire camerounaise abordent entre autresles questions relatives à l’installation allemande en pays Bakoko et sur la côte, la miseen place d’un système juridique administratif et éducatif, la réorientation intellectuelle,socioprofessionnelle et spirituelle de la jeunesse, les résistances anticoloniales, lastructuration du système carcéral et le problème de survivance des traditions locales.

Et Essobe Clotaire enfonce le clou : « Les Allemands avaient pour objectif de fairedu Cameroun une colonie allemande. Nous leur avons clairement déclaré que nous nesollicitions que leur amitié et non une administration de notre territoire à l’Allemagne.Contrariés et déçus, ils se mirent à commanditer les assassinats des chefs traditionnels qu’ilsremplaçaient systématiquement par leurs alliés de confiance autochtones. Tout ceci avaitpour but de faire accepter au peuple, par tous les moyens, l’idée d’une gestion allemande duterritoire camerounais. »

tribunal, il fallait un prêtre catholique… Jamais de condamnation à mort sans prêtre. (Iltribunal, il fallait un prêtre catholique… Jamais de condamnation à mort sans prêtre. (Ily a des prêtres qui soutenaient la condamnation à mort) quand il y a eu fait très clair :quelqu’un a tué l’autre… lorsque les Allemands étaient délogés… euh… il y avait despartisans, quelques-uns qui donnaient déjà des renseignements aux Français. Alors les Allemandsle sachant, tiraient sur les Africains, lorsqu’ils voyaient quelqu’un. Alors, on étaitprotégé par les Français. J’étais au village. Et plus tard l’administration voyant que dessoldats allemands tiraient sur les indigènes… on leur donnait un refuge à l’île. L’île d’Edéa ».

Thomas Omog, 89 ans. La voix ferme et l’esprit lucide, il livre son témoignage dansune interview menée et enregistrée par le regretté Wang Sonne à Edéa, le 14 décembre1983. 35 ans plus tard, cet enregistrement est actuellement publié pour la premièrefois dans le cadre du projet « Collective Memory » piloté par le Prince Kum’a NdumbeIII. Enseignant de formation et directeur d’école primaire à la retraite au moment del’interview, Papa Thomas Omog délie sa langue et nous laisse lire en lui tel un livred’histoire. Il revient sur ces souvenirs tristes et heureux de la période allemande quiont façonné sa vie et son regard sur le monde. Il parle des mésaventures de son peuplesous la contrainte coloniale, de la restructuration de l’environnement sociopolitique,religieux, économique et bien d’autres encore. Dans cette monographie, il dévoile sereinementses précieux souvenirs marqués par un souci presque obsessionnel du détailpeu commun aux vieux de cet âge.

Essobe Clotaire dévoile : « Les religieux allemands sont venus comme des conseillers :Essobe Clotaire dévoile : « Les religieux allemands sont venus comme des conseillers :ils prodiguaient des conseils et n’étaient pas agressifs. Subitement, ils se sont mis à distribuerles armes. Ils nous les donnaient, disaient-ils, pour que nous ayons un ascendant sur lespeuples que nous allions rencontrer à l’intérieur du territoire. Nous leur ramenions toutce qu’ils voulaient, même les esclaves. » A-t-on jamais lu ceci dans un livre écrit par lescolons ou leurs bons élèves africains ?

Il y a 33 ans, trois vieux Camerounais (Clotaire Essobe, Emmanuel Pongo, etSimon Dimbame) ont ouvert leurs portes et légué à la postérité leurs souvenirs sur lapériode coloniale allemande. Sous la houlette du Professeur Fabien Kangue Ewane,ces témoins de l’histoire camerounaise abordent entre autres les questions relatives àl’installation allemande en pays Bakoko et sur la côte, la mise en place d’un systèmejuridique administratif et éducatif, la réorientation intellectuelle, socioprofessionnelleet spirituelle de la jeunesse, les résistances anticoloniales, la structuration du systèmecarcéral et le problème de survivance des traditions locales.

Et Essobe Clotaire enfonce le clou : « Les Allemands avaient pour objectif de fairedu Cameroun une colonie allemande. Nous leur avons clairement déclaré que nous nesollicitions que leur amitié et non une administration de notre territoire à l’Allemagne.Contrariés et déçus, ils se mirent à commanditer les assassinats des chefs traditionnels qu’ilsremplaçaient systématiquement par leurs alliés de confiance autochtones. Tout ceci avaitpour but de faire accepter au peuple, par tous les moyens, l’idée d’une gestion allemande duterritoire camerounais. »

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La Fondation AfricAvenir International est une Organisation Internationale non gouvernementale à but non lucratif basée à Douala au Cameroun et dont l’objectif est d’œuvrer pour la Renaissance africaine, le Développement endogène, la Coopération internationale et la Paix durable. Fondée en 1986 par son promoteur le Prince et Professeur Kum’a Ndumbe III.

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