Recherche scientifique - Langues et écritures africaines

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Langues et écritures africaines

Le continent africain, berceau présumé de l’humanité, a vu naître des systèmes écritures parmi lesquelles les hiéroglyphes d’Egypte, sont réputées être les plus anciennes. Nous comptons également l’écriture bamun encore appelée shʉ mαm (1894), l’AGLC, le n’ko pour ne citer que ceux-là.

1. L’expérience camerounaise : L’écriture bamoun (1894)

 

Connu comme l’écriture du sultan Njoya, roi des Bamouns à l’Ouest-Cameroun, l’écriture bamun a vu le jour dans les années 1894. Mythe ou réalité, le sultan Njoya eu un songe dans lequel un homme apparut et lui laissa une consigne qu’il remplit le lendemain.  Il associa la population à ce travail et au bout de nombreuses tentatives, cette écriture fut trouvée.

Le sultan Njoya et son écriture

Source : www.google.com/search le 23 juillet 2015

L’Alphabet Général des Langues Camerounaises (AGLC)

Adopté par la réunion nationale sur l’unification et l’harmonisation des alphabets des langues camerounaises du 07 au 09 mars 1979 à Yaoundé, l’AGLC y est présenté par Maurice Tadadjeu et Etienne Sadembouo, alors enseignants au département des langues africaines et Linguistique de la Faculté de Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé. Cet alphabet est en réalité, le résultat de plusieurs années d’efforts collectifs de chercheurs, dans le domaine du développement des systèmes d’écritures des langues africaines en général et camerounaises en particulier. De nombreux principes ont régi l’élaboration de l’AGLC afin de donner aux graphèmes adoptés une base phonétique unifiée et descriptive.

Des actions de sensibilisation sont mises en œuvre dans de nombreux comités de langue aujourd’hui, en vue de vulgariser l’emploi de cet alphabet. Mais bien plus, celui-ci est désormais utilisé pour l’enseignement des langues camerounaises, dans le système tant formel qu’informel.

Contribution de la Fondation AfricAvenir International à la promotion des langues et cultures camerounaises

Dans la section jeunesse de la Bibliothèque Cheikh Anta Diop, des livres dans les langues maternelles qui permettent aux enfants de mieux découvrir leurs origines et se forger leurs propres visions du monde. Des concours de langues maternelles organisés à la Fondation, en vue d’éveiller la jeunesse sur l’importance de la langue tant dans le développement social qu’intégral de l’homme.

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Le swahili désormais langue d’enseignement en Tanzanie aux dépens de l’anglais

l’Université de Harvard aux Etats-Unis : le N’ko

(Source consultée le 22 juillet 2015 : http://www.alp.fas.harvard.edu/languages/requests)

N’ko, signifie « je dis… » en langues mandé. Le système d’écriture N’ko est conçu par le savant guinéen Solomana Kante, né en 1922 à Soumankoï, en souvenir de l’école coranique de son père. Ceci explique certainement ses similitudes incontestées avec l’arabe.

En 2005, ce système d’écriture qui comprend environ 26 caractères (consonnes et voyelles) et une dizaine de diacritiques destinés à marquer les tons, est principalement employé en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, Sénégal, Côte-d’Ivoire, Guinée.( www.wikipédia.org)

Depuis quelques années, un programme d’enseignement des langues africaines sur la base de ce système d’écriture offre près de 35 langues africaines (y compris le pidgin-english du Cameroun) à l’Université de Harvard.

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